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Un étal de pommes Pink Lady

Pink Lady® : 20 ans de succès et de rigueur pour rosir de plaisir

12 fév. 2025 - 2 min

Star des étals, la Pink Lady® accroche les regards et séduit les palais. Le fruit d’un travail mené depuis les vergers jusqu’aux revendeurs, dans le respect d’un strict cahier des charges. Sur le terrain, les experts de Bureau Veritas contrôlent différentes étapes clefs.

Sa couleur spécifique vous a forcément déjà attiré l’œil sur les étals. Mais saviez-vous que cette teinte répond à des règles extrêmement précises ? Car pour devenir officiellement une Pink Lady® chez votre primeur, la pomme qui prétend à cette précieuse appellation doit passer avec succès de multiples contrôles basés sur des critères objectifs. Le cahier des charges Pink Lady® est défini par l’APLE (Association Pink Lady® Europe).

La variété a vu le jour en Australie à la fin des années 1970. Un horticulteur de génie, John Cripps teste de multiples croisements jusqu’à tomber sur la pomme rare. Il pollinise une Golden Delicious avec une Lady Williams : la variété ‘’Cripps Pink’’ est née.

Colorée, juteuse, croquante, avec des saveurs uniques balancées avec justesse : la Pink Lady® dont les premiers vergers ont été plantés dans le sud-est de la France au début des années 90 séduit les consommateurs européens. « Comme toute variété créée, la production ne s’improvise pas : il faut en obtenir les droits, délivrés en Europe par StarFruits Diffusion, souligne Sonia Dias, responsable technique et qualité de l’APLE. Les vergers sont strictement sélectionnés, implantés notamment en France (Val de Loire, Sud-Est et Sud-Ouest), en Espagne (Catalogne) et en Italie (Emilie Romagne et Sud Tyrol) ».

Des contrôles sur rendez-vous ou inopinés

Au-delà du terroir des vergers, un cahier des charges très détaillé, composé de multiples points de contrôle, est appliqué. Parmi les critères, la couleur évidemment, mais aussi la fermeté du fruit, le taux de sucre, les défauts d’épiderme et les maladies. C’est ce qui en fait une variété premium, identifiée facilement par les consommateurs.

Bureau Veritas accompagne en exclusivité la marque depuis 2005, en assurant le respect de ses exigences, via des contrôles dans les stations où sont stockées et conditionnées les pommes récoltées par les producteurs, dans les marchés de gros et dans les points de vente. « Chaque année, nous réalisons plus de 2000 missions avec nos 36 auditeurs présents en France, Italie et Espagne, précise Stéphane Gozlan, responsable d’affaires Bureau Veritas depuis le lancement du projet. Dans les stations de conditionnement qui stockent les pommes de la récolte à la mise sur le marché, certaines inspections sont planifiées, d’autres inopinées. Nous disposons d’un matériel spécifique pour mener ces tests réalisés par échantillonnage, comme un refractomètre pour mesurer le taux de sucre ou un nuancier pour vérifier la couleur ».

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Des adaptations constantes

Dans les marchés de gros, comme à Rungis, les contrôles consistent en une vérification visuelle du fruit et des emballages. Dans les points de vente, les auditeurs de Bureau Veritas réalisent des achats en “client mystère”. Ils achètent des pommes et effectuent les mêmes contrôles qu’en station de conditionnement (fermeté, taux de sucre, aspect visuel). « Ces inspections renforcent notre échantillonnage, et se déroulent réellement tout au long de la chaîne, précise Sonia Dias de l’APLE. De quoi aussi identifier des mesures correctrices pour améliorer la qualité des fruits et assurer au consommateur une expérience constante et toujours premium avec chaque fruit. »

En 20 ans de partenariat, Bureau Veritas a accompagné l’APLE dans l’évolution de la marque. « La Pink Lady® rencontre un succès croissant : au début de l’aventure, seuls 400 contrôles annuels dans une centaine de stations de conditionnement suffisaient. Aujourd’hui, c’est plus de 2000 contrôles par an, répartis sur les 3 pays producteurs France, Italie et Espagne ainsi qu’au Portugal et en Irlande ! Collaborer avec une équipe fidèle permet de progresser, d’autant que Bureau Veritas se montre très agile pour s’adapter à nos besoins » souligne Sonia Dias.

Les outils ont aussi évolué. Les premiers rapports de contrôle établis sous Word transmis par fax sont depuis remplacés par des audits sur une application mobile dédiée, imaginée conjointement entre Bureau Veritas et Pink Lady®. Quant au cahier des charges, il évolue régulièrement : comme toute variété issue d’un croisement, l’évolution agronomique naturelle de la pomme fait varier ses caractéristiques. Le changement climatique influe aussi sur les conditions de prise de couleur des pommes. Autant d’aspects peu à peu intégrés dans la grille d’évaluation.

Renforcer le partenariat

Bureau Veritas s’assure aussi que les producteurs autorisés par l’APLE disposent bien de tous les certificats requis, comme GlobalG.A.P. et IFS, BRC sur la sécurité alimentaire ou encore SMETA pour le volet social dans les exploitations.

Tiers de confiance, Bureau Veritas continue d’accompagner l’APLE dans ses projets. D’autres variétés apparaissent, chacune avec son cahier des charges et ses contrôles. C’est le cas de la JOYA®, pomme rouge et très croquante, qui prend une place croissante sur les étals.

 

En chiffres

Pink Lady®, c’est :

  • Une marque qui rémunère justement les producteurs.
  • La 2e pomme la plus consommée en France, présente dans 98 % des enseignes
  • La marque préférée des Français (étude Envidya – avril 2024)
  • 630 producteurs et 61 stations dans l’hexagone (22 en Italie)
  • Près de 6000 emplois
  • 240 000 tonnes produites en Europe

 

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