Image
label_rouge_volaille_qualite

Comment le Label Rouge garantit des volailles de qualité dans les assiettes

5 sep. 2025 - 2 min

Alors que les consommateurs se montrent de plus en plus vigilants sur la qualité de leur alimentation, la certification Label Rouge « Volaille » s’appuie depuis 1965 sur un cahier des charges robuste et en constante évolution. Bureau Veritas fait partie des organismes certificateurs qui contribuent à s’assurer, sur le terrain, du respect des exigences.

Des poulets élevés en plein air, dans des conditions respectueuses du bien-être animal ou encore nourris aux céréales : le Label Rouge garantit aux amateurs de volaille la qualité supérieure de la viande. Et tout repose sur des critères très stricts, vérifiés in situ par des tiers indépendants, qui veillent au respect des bonnes pratiques d’élevage.

« Le cahier des charges Label Rouge volaille comporte un tronc commun pour l’ensemble des volailles label rouge françaises et des déclinaisons par conditions de production spécifiques, pour tenir compte des différentes espèces de volailles, des zones de production et des exigences des ODG », précise Armelle Rémond, directrice de l'Organisme de Défense et de Gestion (ODG) Syndicat Malvoisine, engagé depuis toujours dans la production de volailles Label Rouge. Créé il y a 50 ans, le Syndicat Malvoisine regroupait à l’origine l’ensemble des éleveurs de la souche de poulets du même nom. Aujourd’hui, la production s’est diversifiée, avec 373 éleveurs adhérents répartis du nord au sud de la France, 12 abattoirs et une prévision de 8,5 millions de volailles produites en 2025. La production est organisée en filière qui comprend l’accouvage, la fabrication de l’alimentation des volailles, l’élevage, la planification, le suivi technique en élevage, l’abattage et le conditionnement. Les intervenants de la filière sont situés à proximité les uns des autres pour une production régionale.

« Nous représentons 7 à 8 % de la production totale des volailles Label Rouge. Le syndicat Malvoisine détient pas moins de 11 cahiers des charges pour nos poulets, selon leur phénotype, l’âge et les spécificités de l’alimentation. Le Label Rouge requiert 81 jours minimum d’élevage (contre 35 à 40 jours en élevage du quotidien). Mais Malvoisine va au-delà, avec 100 jours d’élevage pour les poulets à pattes bleues. ». Il existe aussi des cahiers des charges propres aux volailles festives comme le chapon, la dinde ou la poularde fermière, avec une durée d’élevage qui atteint même les 150 jours pour les chapons.

Nourriture, espace extérieur et médicaments

Le cahier des charges Label Rouge fixe aussi un taux minimum de 75 % de céréales dans l’alimentation. Mais ce taux grimpe à 80 % sur certains cahiers des charges du syndicat Malvoisine. « Parmi les nombreuses exigences, les poulets doivent aussi pouvoir disposer d’un parcours extérieur ombragé par des arbres, avec au moins 2 m2 disponibles par poulet. À l’intérieur du bâtiment, la densité ne dépasse pas 11 poulets par m2 contre 23 poulets par m2 en élevage standart. » précise Camille Flament, responsable d’affaires Bureau Veritas.

Le cahier des charges Label Rouge interdit également la délivrance de médicaments sans prescription vétérinaire spécifique et l’ajout d’huile de palme dans la nourriture. Seule l’alimentation végétale est autorisée, parfois renforcée par des vitamines ou des minéraux.

A lire aussi : 

Contrôle exploitation par exploitation

Depuis 20 ans, Bureau Veritas joue un rôle clef auprès du Syndicat Malvoisine. Les experts agroalimentaires mènent des inspections dans les exploitations pour s’assurer du respect des exigences du cahier des charges. Au moins une fois durant la période d’élevage de volailles, un contrôleur se rend de façon inopinée sur place pour vérifier les différents critères visuels et documentaires. « Le suivi documentaire fait partie des points clefs pour garantir une traçabilité parfaite, indique Armelle Rémond. Par exemple, il faut noter la date de livraison des poussins, consigner toutes les nourritures données, la date de collecte de l’abattoir… Un logiciel interne à Malvoisine facilite le pilotage de ces données et la vérification de la conformité ».

« Bureau Veritas nous accompagne également dans l’évolution de nos cahiers des charges, qui ne sont pas figés dans le temps, et s’adaptent en permanence à notre environnement, conclut Armelle Rémond. Nous avons des échanges constructifs pour faire grandir et améliorer nos pratiques, avec le souci permanent d’écouter nos éleveurs et de prendre en compte leurs contraintes, sans jamais rogner sur la qualité. Les applications sont très concrètes : en cas de question lors de la construction d’un bâtiment par exemple, nous pouvons échanger avec les équipes de Bureau Veritas pour nous assurer de sa bonne conception ! » C’est le cas notamment de projets en agrivoltaïsme, pour mêler efficacité énergétique des panneaux solaires et élevage durable avec des poulets de qualité !

Bureau Veritas accompagne aussi le Syndicat Malvoisine dans ses démarches auprès de l’INAO, l’Institut national de l’origine et de la qualité́. Cet établissement public homologue les cahiers des charges Label Rouge. Pour être reconnu Organisme de défense et de gestion (ODG) délivré par l’INAO, le Syndicat Malvoisine doit, en effet, se soumettre aux exigences du cahier des charges national du Label Rouge. Bureau Veritas audite donc régulièrement le Syndicat Malvoisine.

Besoin d'une information ?

Contactez-nous