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 La certification ASC Farm promeut des méthodes d’élevage respectueuses de l’environnement et des salariés de l’aquaculture.

Journée de la Mer, la certification ASC Farm protège l'océan et ses travailleurs

22 sep. 2025 - 2 min

Crevettes, dorades ou saumons : la certification ASC Farm promeut des méthodes d’élevage respectueuses de l’environnement et des salariés de l’aquaculture. En France, seul Bureau Veritas réalise des audits sur ce référentiel. Retour sur ce label à l’occasion de la Journée Mondiale de la Mer du 28 septembre.

Des élevages de crevettes, de saumons, d’huîtres ou encore de daurades qui respectent à la fois l’environnement, la santé et la sécurité du personnel qui y travaille ? C’est l’objectif de la certification ASC Farm, lancée il y a une quinzaine d’années par l’association éponyme. Face à la dégradation rapide de l’environnement marin et à la croissance des activités d’élevage, l’association a établi un ensemble de référentiels pour garantir des pratiques vertueuses et durables.

Concrètement, il existe autant de référentiels que de types d’aquaculture : bivalves, poissons, algues et crustacés. « Mais tous ces référentiels partagent le même crédo: la préservation de l’environnement en réduisant la pollution générée par l’activité, avec un volet social extrêmement poussé pour protéger les travailleurs » résume Louis-Vincent Lepeu, responsable d’affaires Bureau Veritas. Si plusieurs organismes dans le monde délivrent le label, Bureau Veritas est l’unique certificateur français à proposer cet audit.

Limiter l’impact sur l’environnement

Les inspecteurs de Bureau Veritas se déplacent ainsi sur toutes les côtes : des exploitations ostréicoles de Bretagne et d’Oléron, jusqu’aux élevages de bars, daurades et maigres de Corse et du Nord. « L’audit commence par la vérification de pièces légales, comme le titre de concession et la conformité de l’exploitation aux réglementations locales, par exemple une classification Natura 2000 », détaille Anthony Faligot, auditeur Bureau Veritas sur le volet environnemental du label. Ainsi, toutes les espèces à risques présentes à proximité du site sont passées en revue, avec leur identification précise et la liste des mesures de protection. C’est le cas par exemple des oiseaux près des élevages d’huîtres de claires à Oléron. Les ostréicultures s’engagent à ne pas couper les herbes voisines de leur exploitation entre mars et juin pour permettre la nidification.

« Le référentiel prend en compte les spécificités locales et les particularités de chaque type d’élevage, souligne Anthony Faligot. Il faut notamment s’assurer que l’élevage des huîtres, sur des tables, ne dépasse pas une certaine superficie et n’impacte pas la sédimentation. Les espèces élevées doivent aussi être endémiques. Dans le cas contraire, des mesures sont nécessaires pour éviter le moindre échappement qui perturberait l’équilibre de l’écosystème local ».

D’autres actions portent sur la nourriture des poissons (qui doit être conforme à un autre référentiel ASC), sur l’usage des produits phytosanitaires avec une liste très détaillée d’interdictions, ou encore sur le contrôle des médicaments utilisés. Le référentiel impose aussi une forte sensibilisation du personnel, en particulier sur les risques de pollution. Enfin, lors de sa visite sur site, l’auditeur inspecte toute la chaîne de production, de la collecte jusqu’au conditionnement, pour s’assurer d’une parfaite traçabilité. Au total, le seul volet environnemental nécessite de passer au moins 1,5 jour sur place.

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Prendre soin des salariés

Quant au volet social du label ASC Farm, il repose principalement sur la santé et la sécurité des travailleurs. Avec des exigences qui dépassent souvent celles fixées par la loi ! Port des EPI, assurances, sécurisation du matériel, lutte contre la discrimination, formations régulières font partie des grands principes, vérifiés par un auditeur spécialisé sur ces questions. « Avec ce référentiel qui s’applique dans plusieurs pays, la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé tient une place essentielle. » Le cahier des charges n’oublie pas les parties prenantes, comme les associations locales, les ONG ou l’État. Elles peuvent être présentes le jour de l’inspection pour livrer leur point de vue.

« Pour les exploitations, obtenir le label constitue un avantage concurrentiel important, notamment pour se positionner à l’export, souligne Anthony Faligot. Le label permet de se démarquer, en garantissant une traçabilité et en prouvant ses actions sur la protection de la faune, de la flore et le respect des travailleurs. »

Les équipes de Bureau Veritas interviennent en France mais aussi en Europe, notamment dans les pays nordiques pour la culture du saumon, et en Amérique Latine. Le centre d’expertise se situe au Vietnam, pays avec une forte tradition d’aquaculture, notamment de crevettes et de poissons. Expertes du référentiel, les équipes vietnamiennes de Bureau Veritas assurent la revue technique de tous les rapports, pour un accompagnement encore plus fin des équipes sur le terrain !

 

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