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Un camion Stef devant un entrepôt.

Chez STEF, un calcul du CO2 validé par une tierce partie indépendante

5 sep. 2025 - 2 min

Face aux enjeux liés au changement climatique, dans le secteur de la supply chain, STEF se distingue multipliant les innovations pour réduire son empreinte carbone et environnementale. Le leader européen du transport et de la logistique alimentaire a développé en interne son propre système de calcul des émissions de CO2. Un outil performant aujourd’hui validé par un tiers indépendant selon la norme ISO 14083, après un audit réalisé par Bureau Veritas.

Vous les avez forcément déjà croisés sur les routes. Chaque jour, des milliers de véhicules de l’entreprise STEF sillonnent le continent pour acheminer produits frais et surgelés aux consommateurs. Conséquence inévitable : des émissions de gaz à effet de serre, que la réglementation oblige à mesurer et à communiquer aux clients.

Une méthode sur-mesure

Une obligation prise très au sérieux par le transporteur depuis plusieurs années déjà. Il y a 15 ans, STEF a développé son propre outil de calcul des émissions de CO2. « Nous avons fait le choix d’une méthode a posteriori, basée sur l’activité réellement effectuée, et non sur des hypothèses ou des moyennes comme la plupart des acteurs du secteur », explique Orion Petithomme, en charge de la comptabilité carbone chez STEF. L’avantage de cet outil ? Il prend tout en compte : les émissions de la flotte STEF - qui compte environ 5 000 cartes grises - mais aussi celles des sous-traitants, qui représentent 65 % des émissions.

Il intègre aussi les spécificités de la méthode de transport de l’entreprise : le groupage. « Dans notre entreprise, un même camion peut contenir les marchandises de plusieurs clients, détaille Orion Petithomme. En optimisant les chargements, nous réduisons ainsi les émissions globales. Mais cela exige une méthode de calcul très fine pour transmettre des données précises à nos clients. »

Enfin, pour garantir une mise à jour constante, la méthodologie s’appuie sur les derniers critères d’émission publiés par l’ADEME et sur l’impact des énergies alternatives. Par exemple, depuis plusieurs années, STEF utilise le biocarburant B100, issu de résidus de colza. « Cette évolution permet (d’après l’ADEME) de diminuer les émissions de 60 % », explique Orion Petithomme.

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Une exigence de transparence

Mais cet outil spécifique pose également des défis, avec un volume important de données à traiter et à affiner. « Nous avions besoin d’un regard extérieur, d’un tiers de confiance pour renforcer la légitimité de notre méthode de calcul », confie Orion Petithomme.

Les équipes de Bureau Veritas ont évalué la conformité de cette méthodologie avec la norme ISO 14083, un référentiel exigeant dérivé de l’ISO 14064 sur la quantification des gaz à effet de serre, mais spécifiquement adapté au secteur du transport.

L’audit s’est déroulé en plusieurs étapes : « Nous avons mobilisé un auditeur expert pour analyser en détail les hypothèses de calcul retenues par STEF, les comparer aux exigences de la norme et remettre un premier rapport d’audit », explique Arnaud Messi, chef de projet certification chez Bureau Veritas. Et au besoin préciser les écarts devant faire l’objet de correctifs de la part de STEF.

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