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Orage et la foudre sur une ville la nuit

Saison des orages : éviter le coup de foudre avec la norme NF C 15-100

2 juin. 2025 - 2 min

Nouveauté 2024, la norme NF C 15-100 intègre désormais dans son référentiel le risque contre la foudre. Toutes les installations neuves sont concernées. Décryptage.

La foudre, un nouveau risque à prendre en compte dans les installations électriques, qu’il s’agisse d’installations industrielles ou de bureaux ! « Même si les statistiques officielles démontrent que les impacts de foudre ne sont pas plus nombreux qu’il y a quelques années, les dégâts potentiels incitent à se prémunir, constate Guillaume Grolleau, spécialiste foudre chez Bureau Veritas. Les appareils de télécommunication, en raison de leur fonctionnement, se montrent par exemple particulièrement sensibles. »

Face au risque, la norme NF C 15-100 se muscle. Référence dans le domaine électrique, ce texte s’applique à toutes les installations neuves et à toutes les rénovations complètes basse tension. Bâtiments industriels ou tertiaires, ERP (établissements recevant du public, comme les écoles, les hôpitaux…) ou même les habitations sont concernées par ces règles de conception, d’installation et de sécurité. Objectifs : garantir la protection des personnes et des biens, et garantir le bon fonctionnement des équipements électriques.

Comprendre le risque de foudroiement

Régulièrement mise à jour, la NF C 15-100 intègre donc depuis août 2024 l’installation d’un parafoudre. « Ce dispositif se branche au niveau des tableaux électriques et permet une protection contre la surtension provoquée par l’orage, précise Guillaume Grolleau. Il est désormais obligatoire, entre autres, dans tous les bâtiments qui abritent des personnes ou des activités sensibles, comme les hôpitaux ou les services de secours et de sécurité (police, pompiers, gendarmerie…). »

Dans les autres cas, une analyse de risque s’impose. En effet, la foudre frappe de façon (très) aléatoire. En France métropolitaine par exemple, les données officielles recensent 0,2 impact par an et par km2 dans le Finistère contre 3 impacts dans le Gard ! À Mayotte, le taux français le plus élevé, le taux est de 8 impacts par an et par km2.

Ensuite, tout dépend de la nature du bâtiment : son emprise au sol, sa hauteur, sa situation (isolé, en hauteur…). Bureau Veritas a développé une matrice de calcul qui évalue, selon tous ces critères, à quelle fréquence un bâtiment risque d’être frappé par la foudre.

Exemple avec une même maison de 225 m2 selon son emplacement :

  • dans un lotissement dans le Finistère, 1 coup tous les 3 484 ans ;
  • dans un lotissement dans le Gard, 1 coup tous les 232 ans ;
  • isolée dans le Finistère, 1 coup tous les 188 ans ;
  • isolée dans le Gard, 1 coup tous les 13 ans !

En considérant que ces probabilités n’ont pas de valeur prédictive. »

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Mesurer les conséquences

L’analyse est complétée par une étude des dommages potentiels causés par la foudre, selon la nature des équipements présents : des serveurs, des automatismes, des machines complexes… « Tous ces éléments permettent de mesurer les risques et d’évaluer, au regard de la valeur du matériel présent dans le bâtiment et du risque d’impact, s’il est pertinent de s’équiper d’un parafoudre. Et si oui, de quelle nature. Autrement dit, se protéger en fonction des risques et des biens. »

« Bureau Veritas Exploitation accompagne ses clients dans la phase de pré-étude administrative et de conception de l’installation. Objectif : définir les besoins pour appréhender la protection ad hoc tout en s’assurant du respect de la norme, détaille Vincent Moreve, Responsable du Département Technique-Formation-Méthodes de Bureau Veritas Exploitation. Par la suite, Bureau Veritas Exploitation assure les contrôles périodiques par exemple annuels dans le cas des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). » Un accompagnement sur toute la ligne pour rester au courant sans craindre le coup de foudre !

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