Prêts durables et obligations vertes : des solutions pour investir dans un avenir plus vert
Plusieurs dispositifs incitent à l’investissement dans des projets respectueux de l’environnement. À condition de se conformer à certaines règles ! Un exemple avec la foncière Inéa, dont Bureau Veritas vérifie les bonnes pratiques.
Un taux d’intérêt bonifié en échange de pratiques vertueuses ? C’est le principe des « prêts durabilité » proposés par certains établissements bancaires. Un choix qui résonne comme une évidence pour Inéa, foncière spécialisée dans les locaux d’activités et les bureaux, qui mise essentiellement sur la VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) dans les métropoles régionales, pour proposer des biens à ses clients. « Financer la construction de bâtiments implique des emprunts de plusieurs millions d’euros auprès des banques, rappelle Louise Mathieu, directrice financière de la foncière. Avec les prêts durabilité, nous nous engageons par contrat à atteindre un certain degré de performance environnementale avec le bâtiment financé. Si les objectifs sont atteints, nous bénéficions d’un taux bonifié d’environ 10 points de base, avec des économies importantes à la clef compte tenu des montants empruntés. »
Consommation énergétique, production d’énergie verte, gestion des déchets… Les conditions dépendent de chaque contrat, négocié librement entre la banque et l’emprunteur. Pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés, l’intervention d’un tiers de confiance s’impose. « Bureau Veritas vient auditer le bâtiment pour mesurer en toute indépendance les performances atteintes, poursuit Louise Mathieu. Il s’agit d’une mission indispensable dans le cadre d’un prêt durabilité, soumis au résultat de cette analyse. »
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Prouver les résultats obtenus
« L’audit se fonde sur un échantillon représentatif, précise Martine Soumah, auditrice pour l’agence durabilité de Bureau Veritas Certification. Nous remettons ensuite un avis d’assurance modérée, qui permet ou non de bénéficier des meilleures conditions de crédit. A l’inverse, des pénalités s’appliquent et renchérissent le coût du financement si les performances ne sont pas au rendez-vous. »
Au-delà du taux bonifié, les bonnes performances environnementales facilitent la commercialisation des lots. « Les entreprises locataires se montrent de plus en plus regardantes sur les consommations du bâtiment, tant pour l’optimisation de leurs charges que pour travailler leur attractivité auprès de leurs clients et salariés, poursuit Louise Mathieu. Des locaux aux performances attestées par Bureau Veritas font la différence et trouvent preneur bien plus rapidement. »
Bureau Veritas reconnu au niveau européen
Avec sa nouvelle « agence durabilité », Bureau Veritas Certification accompagne aussi les obligations vertes européennes (EU Green Bonds). Émises par les entreprises, elles visent à financer uniquement des projets directement orientés vers la durabilité, comme l’installation de dispositifs d’énergie renouvelables (éoliennes, panneaux photovoltaïques) ou la construction d’immeubles « verts ». Pour en bénéficier, un vérificateur extérieur doit intervenir. Seule l’autorité européenne des marchés financiers (ESMA) délivre des agréments à des tiers de confiance, dont Bureau Veritas.
« Les activités éligibles répondent à la taxonomie verte européenne, souligne Martine Soumah. Il s’agit par exemple de la contribution à la lutte contre le changement climatique, l’adaptation, la préservation des ressources marines, la biodiversité ou encore l’économie circulaire. » L’entreprise, avec ses green bonds, doit aussi atteindre un certain niveau de réussite, validé par Bureau Veritas lors d’audits.
« EU Green Bonds et prêts durabilité accélèrent le déploiement de solutions durables dans notre économie globale. Pour les entreprises, c’est un facteur de différenciation important, une manière d’attirer des investisseurs vers ces produits et services, conclut Martine Soumah. Bureau Veritas est fier d’accompagner ces démarches vertueuses. »