Image
Ecovadis : notation RSE

Stratégie RSE : comment réussir sa notation EcoVadis ?

11 juin. 2026 - 2 min

Avec plus de 175 000 entreprises déjà évaluées sur leur démarche RSE dans 180 pays, EcoVadis s’impose aujourd’hui comme une référence internationale. Alors que ces sujets sont de plus en plus scrutés par les acteurs économiques, obtenir un bon score constitue désormais un levier stratégique. Bureau Veritas, officiellement « Partenaire Consultant » habilité par EcoVadis, propose un accompagnement pour tirer tous les avantages du dispositif. Explications. 

Après plusieurs mois de réunions transversales et de remise à plat de ses pratiques internes, Ourry découvre enfin son premier score EcoVadis. Verdict : médaille de Bronze. Pour cette entreprise spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets, le résultat vient couronner des années d’engagement. « Nous étions déjà très exigeants sur les sujets RSE, mais nos actions devaient être formalisées, mesurées et reconnues, explique Alycia INDRIGO, responsable juridique de cette société qui compte une trentaine de sites partout sur le territoire.

C’est tout le principe d’EcoVadis, devenu en un peu moins de vingt ans un indicateur de référence dans le monde entier. Ni label ni certification, il s’agit en réalité d’une notation qui évalue la performance RSE d’une entreprise à un instant donné.

Comment fonctionne la notation EcoVadis ?

Pour obtenir sa note, l’entreprise répond à un questionnaire personnalisé, calibré en fonction de son secteur, de sa taille et de son implantation géographique.

Les questions s’articulent autour de quatre piliers :

  1. Environnement ;
  2. Social et droits humains ;
  3. Éthique ;
  4. Achats responsables.

« Il y a des questions sur la consommation d’énergie, la durabilité des produits proposés, les conditions de travail des salariés ou encore sur les sujets de corruption et de bonne gouvernance » détaille Frédérique PRADIGNAC, cheffe de projet RSE chez Bureau Veritas.

Derrière une apparente simplicité, la notation EcoVadis se révèle particulièrement exigeante. Chaque réponse doit être étayée par des preuves tangibles : plans d’action signés, indicateurs chiffrés, rapports, procédures... Jusqu’à 55 documents peuvent être examinés lors du processus. Avec un objectif clair : éviter toute démarche déclarative déconnectée de la réalité.

« EcoVadis évalue la cohérence entre les engagements pris, les actions réellement mises en œuvre et la façon dont les résultats sont suivis, précise Frédérique PRADIGNAC. Une charte sans plan d’action est insuffisante. C’est pourquoi des actions sans indicateurs tangibles sont considérées comme incomplètes. »

Autrement dit, l’entreprise n’est donc pas seulement jugée sur ses intentions, mais surtout sur sa capacité à piloter ses projets RSE avec rigueur. À l’issue du processus, elle reçoit une note sur 100, assortie d’une médaille : Platinum, Or, Argent ou Bronze.

Une reconnaissance devenue stratégique

Pourquoi un tel engouement autour de cette notation ? Parce qu’elle est désormais scrutée par les banques, les assurances, les clients et les concurrents. Pour les donneurs d’ordres, EcoVadis constitue ainsi un outil standardisé de comparaison des fournisseurs. Pour les entreprises évaluées, la note devient un avantage comparatif essentiel qui peut faire basculer un appel d’offres.

« Aujourd’hui, sans notation EcoVadis, nos chances de remporter certains marchés seraient clairement réduites », reconnaît Alycia INDRIGO. Dans des secteurs fortement liés aux marchés publics ou aux grands groupes, la notation s’impose même comme un prérequis.

Mais l’intérêt ne s’arrête pas à la compétitivité commerciale. Répondre au questionnaire permet aux entreprises de mener un travail de clarification aux bénéfices durables. « Elles structurent ainsi leur démarche RSE, identifient leurs angles morts et hiérarchisent leurs priorités », souligne Frédérique PRADIGNAC.

À cela s’ajoute une dimension essentielle d’amélioration continue, qui fait partie de l’ADN d’EcoVadis. En effet, la notation doit être renouvelée chaque année. Mais comme les entreprises sont évaluées en comparaison avec les autres acteurs du même secteur, elles doivent constamment se challenger. « Un score stable peut entraîner la perte d’une médaille si le niveau global du secteur progresse », avertit Frédérique PRADIGNAC. La fiche d’évaluation fournie par EcoVadis détaille ainsi les points forts, les axes de progrès et les priorités d’action. Encore faut-il savoir les interpréter et arbitrer intelligemment !

Bureau Veritas : structurer, prioriser, sécuriser

C’est là qu’intervient Bureau Veritas, récemment habilité partenaire consultant par EcoVadis. L’accompagnement débute par un diagnostic initial. Objectif : mesurer l’écart entre les pratiques existantes et les attentes méthodologiques d’EcoVadis. « Certaines entreprises disposent déjà de très bonnes pratiques, mais qui ne sont ni formalisées ni documentées », observe Frédérique PRADIGNAC.

Vient ensuite la phase de préparation : décryptage des critères, structuration des preuves, collecte documentaire, aide à la rédaction et relecture du questionnaire. L’enjeu ? Éviter les écueils fréquents, comme des documents non exploitables, des incohérences ou des indicateurs manquants.

Après l’obtention de la note, l’accompagnement se poursuit année après année avec l’analyse de la fiche d’évaluation et la construction d’une feuille de route d’amélioration continue.

Les équipes de Bureau Veritas apportent ainsi une aide exhaustive, adaptée à chaque client.  C’est d’ailleurs le choix fait par la société Ourry. « Sans service RSE dédié en interne, il était indispensable d’être accompagné, confirme Alycia INDRIGO. Bureau Veritas nous a fait gagner un temps précieux et permis d’éviter des erreurs qui auraient pénalisé notre score. »

Pour aller plus loin : 

En interne, le besoin d’une mobilisation collective

Attention, cet accompagnement ne sera efficace que si toutes les parties prenantes à l’intérieur de l’entreprise sont mobilisées. « Il est crucial de désigner un pilote du projet, mais aussi des référents par thématique, et surtout, d’avoir une direction engagée, insiste Jean-Baptiste Cossé, directeur Conseil RSE chez Bureau Veritas. « Les échanges doivent être fluides et les responsabilités claires pour avancer dans la même direction. C’est un projet d’entreprise, et non un sujet réservé au service RSE. La co-construction est essentielle. »

Reste un point décisif : l’anticipation. « Dans EcoVadis, c’est une condition de la crédibilité », affirme Jean-Baptiste Cossé Par exemple, un document signé la veille de la soumission du questionnaire fragilise immédiatement l’ensemble du dossier.

Ce principe permet notamment de faire la chasse au « greenwashing », car il récompense la constance et non l’urgence. Les entreprises qui réussissent sont celles qui intègrent la logique EcoVadis dans leur pilotage quotidien, pour que l’évaluation annuelle soit avant tout le reflet des efforts RSE menés au long court.

FAQ – Vos questions sur EcoVadis et la performance RSE

  • Comment mesurer la performance RSE de son entreprise ?

    Plusieurs approches existent : bilan carbone, reporting extra-financier, référentiels sectoriels. Pour obtenir une évaluation reconnue internationalement et opposable à des tiers, la notation EcoVadis s'est imposée comme un standard de référence. Elle couvre quatre piliers (Environnement, Social et droits humains, Éthique, Achats responsables) et débouche sur une note sur 100 assortie d'une médaille (Bronze, Argent, Or, Platinum). Chaque réponse doit être étayée par des preuves documentaires concrètes, ce qui en fait un indicateur fiable.

  • Obtenir une bonne note EcoVadis est-il indispensable pour remporter des appels d'offres ?

    Oui, de plus en plus. La notation EcoVadis est devenue un standard de comparaison des fournisseurs scruté par les banques, assureurs et donneurs d'ordre. Dans les secteurs exposés aux exigences du devoir de vigilance, l'absence de notation peut suffire à écarter une candidature. La question n'est plus « faut-il se faire noter ? » mais « quel score viser pour rester compétitif dans mon secteur ? ».

  • Comment améliorer son score EcoVadis ?

    Point de départ : analyser la fiche d'évaluation fournie par EcoVadis, qui détaille les points forts et les axes de progrès par pilier. Attention : un score stable ne garantit pas le maintien de la médaille, car les entreprises sont évaluées par rapport aux autres acteurs de leur secteur. La clé est l'anticipation : il faut intégrer la logique EcoVadis dans le pilotage quotidien plutôt que préparer le dossier en urgence.

  • Pourquoi faire appel à un consultant pour préparer son évaluation EcoVadis ?

    La notation est exigeante sur la forme autant que sur le fond : jusqu'à 55 documents peuvent être examinés avec un important risque d’erreurs qui pénalisent le score. Un accompagnement structuré couvre le diagnostic initial, la collecte des preuves, la relecture du questionnaire et la construction d'une feuille de route post-notation. Bureau Veritas, accrédité partenaire consultant par EcoVadis, propose ce type de suivi sur l'ensemble du cycle.

  • Faut-il renouveler sa notation EcoVadis chaque année ?

    Oui. La notation est valable douze mois et doit être renouvelée annuellement. Ce rythme reflète la logique d'amélioration continue au cœur du dispositif : chaque cycle permet de documenter les progrès, d'ajuster les priorités et de consolider les pratiques RSE dans la durée.

Besoin d'une information ?

Cliquez-ici