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Fairglow a mis au point une technologie capable d’analyser le cycle de vie des milliers de composants présents dans les cosmétiques. De quoi fournir aux industriels les outils de pilotage nécessaires à la réduction de leur impact environnemental et permettre la démocratisation de la démarche d’éco-conception.

Durabilité cosmétique : la preuve par l'algorithme

29 mai. 2026 - 2 min

Fairglow a mis au point une technologie capable d’analyser le cycle de vie des milliers de composants présents dans les cosmétiques. De quoi fournir aux industriels les outils de pilotage nécessaires à la réduction de leur impact environnemental et permettre la diffusion de la démarche d’éco-conception. La méthodologie appliquée est validée indépendamment, pour garantir sa robustesse et son sérieux.

Une crème de jour, un parfum ou encore un shampooing : tous ces produits du quotidien intègrent dans leur formule une vingtaine d’ingrédients, indispensables à leurs propriétés, leur texture ou encore leur odeur, et résultent d'une chaîne de valeur complexe qui comprend transformation chimique, transport ou encore distribution. Un vrai casse-tête pour les industriels du secteur cosmétique qui souhaitent s’engager dans une démarche de réduction de leur impact environnemental.

Longtemps, deux solutions ont coexisté : soit une analyse fine du cycle de vie de chaque composant, une méthode chronophage et onéreuse qui rend difficilement complète l’approche, soit l’utilisation d’outils généralistes de mesure environnementale, comme les bilans carbone à l’échelle de l’entreprise. « Or, le bilan carbone n'est pas assez précis sur les postes majeurs de l'empreinte environnementale des acteurs de l'industrie qui réside dans leurs produits finis, souligne Quentin Carayon, cofondateur et CEO de Fairglow. Et il ne prend en compte que le carbone alors que l'ACV regarde l'utilisation de l'eau ou l'impact sur la biodiversité ».

C’est justement là qu’intervient Fairglow. « Notre solution agrège toutes les données de l’entreprise et automatise le calcul de l’empreinte environnementale en s’appuyant notamment sur notre base de données propriétaire de plus de 9 000 ACV d'ingrédients cosmétiques, détaille Quentin Carayon. La plupart du temps chez nos clients, les informations nécessaires à la réalisation d'ACV sont incomplètes et éparpillées au sein de nombreuses sources. Avec Fairglow, lors de l'onboarding, notre équipe support prend en charge le traitement, la correction et l'enrichissement de toutes les données disponibles : production, transport, conditionnement… En 2 à 6 semaines, nous sommes en mesure de fournir l’ACV de n’importe quel produit. Une information précieuse pour déterminer où agir pour réduire les impacts et communiquer de manière sereine sur les résultats et les actions menées. »

La durabilité devient une priorité pour l’industrie cosmétique

Alors que le cadre réglementaire se durcit année après année, les industriels n’ont plus le choix. PPWR (packaging and packaging waste regulation) sur la recyclabilité des emballages, DPP (digital product passport) sur l’éco-conception à travers l’ESPR, la directive  « Empower Consumers »… « Il n’est plus possible d’attendre ou de faire semblant, poursuit Quentin Carayon. En plus de l’enjeu réglementaire, c’est aussi un enjeu économique puisque par exemple les financements verts sont accordés sous conditions environnementales. » L’heure est donc à la preuve.

« Rassurer nos clients passe par la démonstration que notre solution est fiable, solide et lisible, explique Yasmine Aïouch Benhida, responsable méthodologique de l’équipe scientifique de Fairglow. Nous aussi, nous devons donc apporter la preuve de notre sérieux. C'est pourquoi nous avons fait appel à Bureau Veritas, en tant que tiers indépendant, pour apporter un regard critique sur notre méthodologie, notre plateforme et la certifier au regard des normes internationales. »

Pour aller plus loin : 

Éprouver la robustesse des analyses de cycles de vie

« Pour cela, nous avons monté une équipe d’experts sur-mesure, spécialisés en durabilité et en ACV, mais aussi en algorithmie pour étudier le fonctionnement de la plateforme, résume Florian Barrais, Responsable Commercial France Agriculture & Agroalimentaire Bureau Veritas Certification. Ensemble, ils ont créé un cadre d’audit adapté au besoin, basé sur 3 normes ISO : ISO 14040, ISO 14044 et ISO 14067, qui portent sur le management environnemental et la réalisation d’analyse de cycles de vie. Les auditeurs ont ensuite scruté la méthode utilisée et tous les process de Fairglow pour comprendre la méthodologie, la constitution de la base de données, le traitement des informations et la plateforme. »

« Nous souhaitons apporter le plus de transparence en externe sur notre méthodologie, poursuit Quentin Carayon. Il était indispensable de prouver la robustesse de notre algorithme et la fiabilité des résultats. » L’attestation de Validation de la Méthodologie & Outil Fairglow a été délivrée en février 2026. Fairglow voit maintenant plus loin, avec l’ambition de s’imposer comme une référence mondiale auprès des directions RSE du secteur de la santé et de la beauté. Les équipes développent également une solution similaire pour les produits pharmaceutiques.

FAQ – Comment mesurer l’impact environnemental des produits cosmétiques

Comment réduire l'impact environnemental d'un produit cosmétique ?

En identifiant précisément les ingrédients et étapes de production présentant le plus d'impact grâce à une analyse de cycle de vie (ACV). Contrairement au bilan carbone, l'ACV couvre plusieurs dimensions : empreinte carbone, consommation d'eau, impact sur la biodiversité. Ce niveau de granularité permet d'arbitrer plus efficacement.

Comment mesurer l'impact environnemental des produits cosmétiques ?

C'est possible grâce à des plateformes qui automatisent le calcul d'ACV, comme Fairglow. Les données de production, de transport ou encore de conditionnement sont agrégées pour fournir aux directions RSE une vision globale et pilotable de leur empreinte produit.

Une marque cosmétique peut-elle faire certifier ses engagements environnementaux ?

Oui, des organismes indépendants comme Bureau Veritas peuvent auditer la méthodologie utilisée pour mesurer l'empreinte environnementale des produits, en s’appuyant sur les normes ISO 14040, 14044 et 14067 : ceci permettant de sécuriser les allégations environnementales et répondre aux exigences croissantes des régulateurs et des consommateurs.

Quelles obligations réglementaires s'imposent aux industriels cosmétiques en matière d'éco-conception ?

Plusieurs textes européens entrent progressivement en vigueur : le PPWR (packaging and packaging waste regulation) sur la recyclabilité des emballages, le DPP (digital product passport) via l'ESPR sur l'éco-conception des produits, la directive « Empower Consumers » sur la transparence des allégations. Il existe aussi des conditions environnementales à respecter pour accéder aux financements verts.

 

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