En Bourgogne-Franche-Comté, Bureau Veritas accompagne les collectivités territoriales dans l’amélioration des mobilités
Comment repenser les trajets d’une entreprise ou d’une administration pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre ? C’est l’enjeu du Plan de Mobilité Employeur (PDME). Cette obligation, instaurée par la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) vise à optimiser les déplacements liés à l’activité professionnelle et leur impact.
En septembre 2024, les équipes de Bureau Veritas ont été choisies par la Préfecture de Bourgogne-Franche-Comté pour réaliser deux plans de mobilité employeur (PDME). Objectif : améliorer les trajets des agents publics et réduire leur impact environnemental. Deux plans de mobilités ont été établis : l’un pour la préfecture de la Nièvre et les services de l’Etat situés à Nevers, l’autre pour la préfecture du Doubs, visant les services du pôle Etat Viotte à Besançon.
Une méthode rigoureuse
Pour établir ces PDME, les équipes de Bureau Veritas ont déployé une méthode en quatre temps :
1. diagnostic initial : « une enquête en ligne approfondie a été menée auprès des agents pour recueillir des données sur leurs habitudes, leurs attentes et les éventuels freins à une mobilité plus durable », explique Jean-Baptiste Cossé, directeur du centre d’excellence net zéro chez Bureau Veritas ;
2. cartographie des infrastructures : Bureau Veritas a analysé la desserte des sites par les transports en commun, les aménagements cyclables, les conditions d’accès en voiture, la présence ou non de stationnements vélo… Des données croisées avec les retours de l’enquête ;
3. entretiens qualitatifs : menés avec plus d’une dizaine de directeurs de service. « L’objectif était de comprendre les contraintes propres à chaque service et de proposer des solutions sur mesure », explique Jean-Baptiste Cossé ;
4. carnets de bord : Les agents ont rempli, pendant une semaine, un journal de leurs trajets quotidiens. De quoi cerner finement leurs déplacements (trajets scolaires, télétravail, inter-sites…).
Cette récolte de données a alimenté la rédaction d’un plan d’action structuré autour de plusieurs leviers :
● gouvernance : création de groupes de travail sur la mobilité dans chaque site ;
● télétravail : formation des managers sur l’encadrement des équipes à distance ;
● vélo : expérimentation du vélo électrique sur un mois, pour inciter les agents à abandonner la voiture sur les courts trajets ;
● mobilités douces et collectives : avec par exemple la valorisation des transports en commun ou du covoiturage ;
● communication : mise en lumière de dispositifs encore peu connus, comme le forfait mobilité durable, via des newsletters et événements internes.
Directeur du centre d’excellence net zéro
Bureau Veritas
Le forfait mobilité durable, c’est jusqu’à 800 euros par an pour les agents qui utilisent des moyens de transport écologiques. Et pourtant, beaucoup ne savent pas qu’ils y ont droit. D’où l’importance de communiquer sur cette aide incitative.
Deux sites pilotes, deux territoires, deux défis
Les interventions ont été adaptées aux spécificités des sites et à leurs enjeux propres.
Ainsi à Nevers, territoire rural, la problématique principale est celle des déplacements domicile-travail. L’offre de transport en commun est limitée et les trajets parfois longs et dispersés.
« Sur ce PDME, nous avons beaucoup travaillé sur le levier télétravail et les déplacements doux entre les différents sites de la préfecture, souligne Sylvain Galimard, responsable régional de la mission Services Publics Éco-responsables. Bureau Veritas a apporté une solide méthodologie dans le plan d’action. Il se structure autour d’axes clairs, ce qui facilite la communication et l’adhésion. ».
Un pôle administratif aux contraintes diverses
Les défis étaient plus nombreux pour le site de Besançon, un territoire urbain, où le pôle Viotte a servi de terrain d’expérimentation. « Dans ce complexe administratif flambant neuf inauguré en 2021, des dispositifs avaient déjà été mis en place pour optimiser les mobilités. Par exemple, des mesures pour favoriser les transports en commun et le train ou la mutualisation des véhicules de service, passés de 100 à 60 unités, rappelle Emmanuel Divers, chef de service adjoint à la DREAL de Bourgogne-Franche-Comté. Il ne fallait donc pas faire de redite dans le PDME. ».
Autre challenge de taille, le site concentre des services très variés : INSEE, DREAL, ARS, services départementaux… Une mosaïque d’entités, avec des besoins de mobilité souvent divergents.
« Chaque direction a son propre fonctionnement, ses propres contraintes, ses propres habitudes de mobilité, son propre dialogue social, reconnaît Emmanuel Divers. Bureau Veritas a su faire preuve de finesse et de sensibilité dans son approche. ».
Le PDME élaboré à Besançon ménage toutes les entités du site sans faire de concession sur l’ambition environnementale. « Nous avons construit une boîte à outils avec un socle commun mais aussi une liberté d’adaptation. Chaque service peut s’emparer du plan selon son contexte », constate Emmanuel Divers.
Parmi les actions communes mises en place :
● le développement d’une plateforme de covoiturage pour faciliter le partage de trajets entre les agents ;
● un volet communication : faire connaître l’offre de transport en commun auprès des services de la cité administrative, communiquer sur l’usage des mobilités actives… ;
● la gestion du télétravail : aide à l’organisation de l’espace de travail à domicile, formation pour le développement des compétences managériales nécessaires au travail à distance… ;
● l’incitation à l’usage du vélo, par exemple avec la mise à disposition de vélos électriques pour tester ce mode de transport ;
● la création du groupe de travail Transition Écologique Viotte, chargé de “faire vivre” le plan de mobilité.
Une formation continue pour plus d’autonomie
Après la validation des PDME de Nevers et de Besançon, l’heure est désormais au déploiement dans d’autres administrations de la région. « Dès le début de la mission, nous avions demandé un large transfert de compétences, insiste Sylvain Galimard. L’idée était d’avoir toutes les cartes en main pour reproduire la démarche sur d’autres sites. ».
« À la fin de la mission sur les 2 sites pilotes, une boîte à outils complète a été remise aux administrations avec des trames de diagnostic, des carnets de bord, des matrices d’analyse… détaille Jean-Baptiste Cosse. Pour la préfecture, de quoi jouer un rôle moteur sur le sujet de la mobilité ! »