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Les escaliers mécaniques d'un centre commercial.

« Better Places » : un label sur-mesure pour des centres commerciaux durables

26 jan. 2026 - 2 min

Avec « Better Places », Unibail-Rodamco-Westfield déploie un outil inédit pour évaluer et accompagner la transformation durable de ses centres commerciaux en Europe. Ce leader de l’immobilier commercial a co-construit le label avec Bureau Veritas.  Explications.

« Better Places », c’est tout d’abord une ambition portée par Unibail-Rodamco-Westfield (URW) depuis 2016, dans la lignée des Accords de Paris sur le climat. Cette stratégie globale vise à faire des centres commerciaux du groupe des modèles en matière de développement durable, dans un secteur particulièrement énergivore.

« En tant que leader, nous nous devons d’être à la pointe sur ces sujets, explique Alexis Veron, directeur Europe de la transition énergétique chez URW. C’est une question de conviction et de responsabilité, pas seulement de conformité au marché ».

Mais comment mesurer les performances en matière de développement durable ? Les centres URW ont pour la plupart déjà reçu la certification BREEAM In-Use, qui mesure les efforts de durabilité des bâtiments en exploitation. Un référentiel utile, mais jugé trop limité pour les ambitions du groupe. « Nous avons souhaité aller plus loin que cette certification, et imaginer une labellisation encore plus ambitieuse et précise », détaille Clément Jeannin, directeur groupe du développement durable chez URW.

Cette volonté a donné naissance au label éponyme, « Better Places », adapté aux enjeux des centres commerciaux URW. Mais pour concrétiser ce projet, l’intervention d’un tiers de confiance indépendant reconnu s’est imposée. « Nous avons fait appel à Bureau Veritas, dont les expertises et compétences en RSE et sur la qualité environnementale des bâtiments nous permettaient d’asseoir notre démarche », explique Clément Jeannin.

Une co-construction rigoureuse

Première étape : établir la liste des critères intégrés au futur référentiel. « Le travail a commencé avec une phase de réflexion en interne. Les équipes des centres ont proposé des listes de critères autour de sujets comme l’eau, les déchets, l’énergie ou la mobilité », retrace Alexis Véron.

Ensuite, ces propositions ont été transmises pour analyse aux équipes de Bureau Veritas. « Objectif : affiner les points de contrôle et déterminer où placer le curseur de notation », continue Julien Borel, chef de projets chez Bureau Veritas Solutions.

Après un an d’échanges et deux audits « test », la grille finale est validée.

Une notation graduée

Le label « Better Places » s’organise en 8 thématiques :

  • énergie et climat ;
  • mobilité ;
  • communauté ;
  • consommation ;
  • déchets ;
  • eau ;
  • biodiversité ;
  • HSE (health, safety, comfort).

Chaque thématique se décline en critères notés de A (le meilleur niveau) à E (le niveau de base), selon une logique de progression : un site ne peut viser le niveau supérieur qu’après avoir validé le(s) précédent(s).

Des critères optionnels permettent aussi de gagner des points supplémentaires. « Dans la thématique Energie & Climat, un des objectifs est de viser un bâtiment neutre. Dans cet objectif la production d’énergie renouvelable sur site est un critère optionnel dans lequel le pourcentage utilisé dans la consommation totale du site donne droit à plus ou moins de points. »  illustre Julien Borel.

Autre innovation : le Sustainable Retail Index. Cet indice conçu par URW mesure l’impact environnemental des magasins présents dans les centres commerciaux. Les locataires peuvent devenir ainsi acteurs de la performance globale du site.

Pour aller plus loin : 

Un processus d’audit collaboratif

L’implication des différents centres commerciaux se poursuit lors de la phase d’audit. Ceux-ci doivent autoévaluer leurs performances selon les différents critères. Ces données sont saisies sur une plateforme développée spécialement par URW. « Cet outil s’interface avec MAIA+, un logiciel d’audit développé par Bureau Veritas, pour une préparation et des échanges fluides et efficaces », explique Julien Borel.

L’auditeur procède ensuite à une visite sur site, pour confronter les données à la réalité. C’est le point de départ d’un échange avec le centre commercial, pour améliorer la performance des points de contrôles qui le nécessitent, avant la délivrance de la note finale. Le cycle dure 3 ans : « Un audit initial, puis des audits de suivi, centrés sur les points à améliorer », continue Julien Borel.

Un engagement collectif

« Impliquer les équipes de terrain est essentiel : le label constitue un outil de pilotage et d’appropriation du changement, souligne Alexis Veron. Grâce à lui, les centres anticipent les prochaines étapes clés de leur transition énergétique ».

Une approche saluée par les équipes de Bureau Veritas : « Les esprits ont bien été préparés en interne, avec un vrai engagement sur le terrain. Les équipes étaient prêtes, motivées et pleinement investies », se souvient Julien Borel.

Une relation constructive qui va se poursuivre dans les prochaines années : 14 centres commerciaux ont obtenu la certification « Better Places ». L’objectif est d’atteindre 100 % des 49 sites européens du groupe d’ici à 2027.

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