Collaborateurs et collaboratrices travaillant en openspace avec port du masque, à des bureaux aménagés pour répondre aux nouvelles normes sanitaires.

Les nouveaux standards de sécurité sanitaire des immeubles de bureaux prennent forme

15 nov. 2021 - 2 min

Après l’urgence de la gestion des flux et la mise à disposition des masques et des gels hydro-alcooliques dans les immeubles tertiaires, le retour programmé au bureau ouvre un nouveau cycle : celui de l’élaboration et du déploiement de nouveaux standards de sécurité sanitaire dans les bâtiments. Analyse prospective.

La fin du confinement a signifié le temps du retour au bureau, que ce soit de manière partielle ou totale. Et si la pandémie a largement redéfini le rapport au travail, il en va de même pour les lieux de travail. Avec leur cohorte de mesures sanitaires à adopter, et les réflexions pour repenser les immeubles de bureaux. Et un enjeu clair : gérer les flux de cette nouvelle normalité, et mieux accueillir les utilisateurs, tout en respectant les consignes sanitaires. Des mesures pas toujours simples à mettre en œuvre car s’accompagnant de nouvelles contraintes. Selon le protocole national destiné à assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid 19, « l’employeur doit prendre toutes les mesures d’organisation nécessaire pour limiter le risque d’affluence, de croisement (flux de personnes) et de concentration (densité) des salariés et des clients afin de faciliter le respect de la distanciation physique ».

De quoi inciter à la mise en place de nouveaux standards de sécurité sanitaire. « Cela comporte plusieurs volets, comme une désinfection plus fréquente des espaces de bureaux, des espaces collectifs ou des restaurants inter-entreprises » explique Christine Dandieu, directrice du marché Buildings et Infrastructure chez Bureau Veritas France. Mais l’impact est plus profond, par exemple, lors de programmes immobiliers en cours de développement « avec désormais la recherche d’espaces plus aérés ou de ventilation naturelle. Il y a aussi un travail plus poussé mené sur la qualité de l’air intérieur. On a tendance à l’oublier, mais l’air intérieur est souvent plus pollué qu’à l’extérieur ».

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De nouveaux points de contrôles et procédures mis en place

Du fait de la pandémie, plusieurs points de contrôles jusqu’ici inédits sont apparus : prélèvements surfaciques, tests de bio-contamination, etc. Bureau Veritas a travaillé avec un collège d’experts et des scientifiques pour disposer d’avis complémentaires, face au caractère exceptionnel de la situation. Le groupe propose d’ailleurs un plan d’aide à la reprise d’activité et de gestion du risque Covid, baptisé Business Restart. Et en collaboration avec de grands promoteurs immobiliers, et des opérateurs de locaux professionnels, Bureau Veritas a accompagné la mise en place de protocoles très concrets avec toute une batterie de mesures : gestion des flux, vérification des ventilations, condamnation d’un lavabo et sanitaire sur deux, marquage au sol approprié, vérification de la présence de gel et de la disponibilité des masques, etc. Cette démarche et son efficacité pouvant être en complèment suivie et attestée via des audits réguliers. La question se pose également -au cas par cas- de l’installation de surfaces virucides. Ces mesures sont en partie inspirées de l’expérience acquise lors des travaux menés avec des spécialistes de l’immobilier commercial comme Klepierre et Unibail. Au plus fort de la crise, ces opérateurs avaient dû s’adapter en un temps record pour appliquer les mesures sanitaires dans les centres commerciaux notamment.

Vers des locaux de travail plus aérés, et certifiés ?

Dans un futur proche, les conséquences sur la programmation et la construction des immeubles de bureaux seront très concrètes. « Évidemment, les constructions ne se feront plus comme avant la crise. Il va devenir essentiel d’offrir un bon mix entre le présentiel et le distanciel pour les utilisateurs de bureaux. Les promoteurs développent d’ailleurs des sites avec des lieux d’échanges préveant des risques sanitairessont » pointe Christine Dandieu. Avec une forte dimension sur la sécurité sanitaire, pour travailler sereinement. Marielle Seegmuller, directrice des opérations de l’entreprise de gestion foncière Covivio, précisait récemment ses convictions vis-à-vis de la transformation des bureaux à moyen terme : « Nous avons tiré des enseignements importants de ces derniers mois pour la gestion de nos bâtiments. Nous sommes convaincus que l’immeuble de bureaux de demain sera flexible et « serviciel » . La dimension santé et bien-être remonte dans les attentes et les exigences car elle favorise les stratégies d’attraction et de rétention des talents de nos clients, ainsi que le développement de la création et de la productivité ».

Ce qui rend d’autant plus nécessaires des procédures de nettoyage et de désinfection, dans le cadre du flex-office par exemple, l’espace de travail pouvant être utilisé par des personnes différentes au cours d’une même journée ou durant la semaine. D’où l’intérêt de mettre en place de nouveaux standards / protocoles, voire des labellisations comme Safeguard, qui attestent de la mise en place des meilleures pratiques de prévention et d’hygiène. Autant de transformations immédiates tant les situations évoluent de manière rapide et profonde. « Cette crise liée au Covid-19 nous a rappelé un principe essentiel : l’importance de l’hygiène et de la maîtrise des risques en la matière. Sans exigence sanitaire, il devient impossible de travailler, de co-construire ou d’échanger avec ses collègues » conclut-on chez Bureau Veritas.

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