Vue de l'aire de repos d'un centre commercial réouvert suite à l'évolution de la situation sanitaire

Analyses post-Covid : comment les centres commerciaux protègent leurs clients et les salariés

23 juin. 2020 - 2 min

Depuis la réouverture des centres commerciaux, Klépierre, leader européen du secteur, a pris des mesures fortes pour s’assurer de la sécurité sanitaire des lieux. Comment ? En travaillant avec Bureau Veritas pour valider le processus de réouverture des centres commerciaux et mesurer, via des prélèvements, l’efficacité des processus de désinfection et de nettoyage face aux bactéries et aux virus. Avec des résultats concluants -et rassurants- pour les salariés travaillant sur place et les consommateurs.

L’activité redémarre progressivement dans le commerce de détail, après des mois de fermeture en raison du Covid-19 pour de nombreuses enseignes. Pour Klépierre, acteur majeur de l’immobilier commercial qui possède quelques uns des plus grands centres français (Créteil Soleil, Val d’Europe, Marseille Grand Littoral, Odysseum à Montpellier), cette réouverture n’a pas été prise à la légère. La fréquence des nettoyages a été augmentée pour s’assurer de la désinfection de l’ensemble des zones fréquentées par le public, mais aussi par les différents prestataires qui s’affairent dans un centre commercial : équipes de sécurité, de maintenance, etc.

Des contrôles sur toutes les surfaces touchées par les clients

Klépierre a cependant décidé d’aller plus loin. Dans le cadre du programme Business Restart lancé par Bureau Veritas, véritable plan de reprise d'activité rapide et sécurisé en période de pandémie COVID-19, il a été décidé de procéder à des prélèvements après le nettoyage. « Notre volonté, est d’avoir des mesures de contrôle bactériologique et des virus sur toutes les surfaces touchées par les clients, et être certains que les procédures de nettoyage sont efficaces » explique Franck Tharreau, directeur de l’ingénierie et du développement durable du groupe Klépierre.

Après une identification des zones à risques, et une focalisation sur les potentiels points d’entrée du virus, les lieux les plus pertinents et les points de contacts comme les ascenseurs, les rambardes ou les sanitaires font ainsi l’objet de prélèvements par des inspecteurs de Bureau Veritas. « Ils sont ensuite envoyés à un laboratoire partenaire qui effectue des analyses pour le SRAS-COVID (résultat obtenu sous 48 à 72 heures) et aussi pour les flores totales (résultats sous 5 jours), afin de s’assurer que les produits utilisés pour la désinfection opèrent » détaille Loïc BOUDINET, manager opérationnel Performance HSE chez Bureau Veritas. Ces analyses ont aussi pointé des surfaces plus complexes à nettoyer, ce qui a permis de revoir certaines procédures. C’est par exemple le cas des surfaces caoutchouteuses légèrement rugueuses comme les accoudoirs de chaises où il est plus efficace d’utiliser un procédé d’aspersion suivi d’un essuyage plutôt qu’une lingette humide.

Analyses post-Covid : comment les centres commerciaux protègent leurs clients et les salariés

Plus de 100 centres commerciaux en France et à l’étranger sont concernés

Plus de 100 centres commerciaux en France et à l’étranger sont concernés par ces mesures, tout comme les bureaux de Klépierre. Moncef Rahal, chef de projet chez Bureau Veritas détaille les missions de chacun : « Nous sommes là pour accompagner nos partenaires sur des préconisations générales. Dans ce cadre, nous réalisons les prélèvements surfaciques pour vérifier la qualité des nettoyages faits par les contractuels. Si un résultat est positif lors d’un prélèvement, nous alertons alors Klépierre, qui va mettre en place les actions rectificatives nécessaires ». Au travers de ce contrat, l’opérateur de centres commerciaux, qui gère les parties communes, propose aussi aux boutiques qui le souhaitent de faire des demandes de prélèvements, en bénéficiant de tarifs préférentiels.

Si les grandes chaînes de magasins ont généralement pris le sujet à bras le corps avec leurs propres procédures, ce n’est pas forcément le cas des réseaux plus modestes. Au final, ces mesures de contrôle peuvent participer à rassurer le grand public. Mais les résultats sont avant tout communiqués aux boutiques et aux sous-traitants, pour juger de l’efficacité des services de nettoyage. « Nous voulions une mesure objective de la qualité de nos protocoles. Il était important d’avoir un regard extérieur pour être sûr que l’on apporte toute la sécurité possible aux employés et visiteurs de nos centres » conclut Franck Tharreau.

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