Avec EcoTree, planter des arbres pour charpenter sa démarche RSE
Pour permettre aux entreprises de donner une dimension concrète à leur engagement RSE, EcoTree propose d’acheter des arbres sur des parcelles forestières qu’elle gère selon des principes de sylviculture durable. Pour crédibiliser sa démarche, et attester de sa totale transparence en matière de captation carbone, EcoTree a fait appel à Bureau Veritas.
Vendre des arbres pour sauver la forêt
« Nous sommes la première génération pleinement consciente du réchauffement climatique, mais aussi la dernière à pouvoir faire quelque chose pour l’enrayer. C’est pourquoi nous voulions permettre à chacun, particulier ou entreprise, de s’engager à la hauteur de ses capacités » explique Pierre-François Dumont Saint Priest, l’un des cofondateurs d’EcoTree. L’objectif de la jeune entreprise : valoriser la forêt, qui constitue en France un puits de carbone certes majeur, mais également vulnérable. En effet, si la superficie boisée n’a jamais été aussi importante dans l’Hexagone, les forêts sont parfois très mal gérées voire, pour les petites parcelles privées, totalement à l’abandon.
Ici le modèle est vertueux : EcoTree rachète des parcelles forestières ou des terres en friche qu’elle replante et propose au public d’acheter des arbres, Ecotree demeurant propriétaire du foncier. Les particuliers et les entreprises achètent ainsi des arbres sans supporter le coût du foncier ni la charge de la gestion forestière, et réalisent un investissement indexé sur la valeur du bois.
L’entreprise Ecotree, de son côté, s’occupe de gérer les massifs forestiers avec un mot d’ordre : le respect d’une sylviculture durable, qui associe valeur écologique et valeur économique. Pas question de faire de la monoculture ou des coupes rases, par exemple. L’objectif est aussi de promouvoir la biodiversité.
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Une méthode de calcul spécifiquement élaborée
Au sein de l’équipe EcoTree, Arnaud De Grave, gestionnaire forestier expert, a élaboré une méthodologie construite avec des spécialistes forestiers indépendants. Son objectif : calculer dans chaque forêt, en fonction de l’itinéraire sylvicole défini, le volume de bois espéré. Et donc le potentiel de captation carbone. Cette méthodologie, qui s’inscrit dans le cadre des démarches label bas carbone, est adaptée à chaque parcelle.
Pour plus de transparence, EcoTree a demandé à Bureau Veritas de valider l’application de la méthodologie. Cette validation a été tout d’abord réalisée sur un site pilote, la forêt de Pont de Buis dans le Finistère. Elle sera étendue aux autres forêts et sera réalisée tous les 5 ans, pour réévaluer la captation carbone et la comparer régulièrement aux estimations. La méthodologie elle-même sera évolutive, ajustée au fil des années en fonction des retours d’expérience.
« Le choix de Bureau Veritas, déjà très investi dans l’univers forestier et véritable référence en matière de certification FSC, a été pour nous naturel. Nous avions affaire à des certificateurs qui connaissaient notre univers, à qui nous n’aurions pas à expliquer les différentes essences ou la notion de coupes en irrégulier, et qui saurait nous challenger » détaille Pierre-François Dumont Saint Priest.
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L’expertise Bureau Veritas, pour vérifier les calculs
La mission de Bureau Veritas est d’attester de la sincérité des chiffres annoncés par EcoTree. Deux chefs de projet du département forêt-bois de Bureau Veritas se sont attelés à la tâche : Yann-Olivier de Jouvancourt et Charlotte Aubin. « Dans un premier temps, Bureau Veritas contrôle la vérifiabilité de la méthodologie construite par EcoTree, et sa cohérence avec la bibliographie – en particulier les méthodologies qui sont validées dans le cadre du label bas carbone. Il ne doit pas subsister la moindre ambiguïté. Ensuite, nous avons validé, et certifié, l’application stricte de cette méthodologie, et contrôlé les résultats obtenus par EcoTree » explique Charlotte Aubin.
Une demande qui s’inscrit dans une nouvelle tendance, à laquelle répond la « Ligne Verte » de Bureau Veritas. « De plus en plus d’entreprises souhaitent, comme EcoTree, construire des démarches RSE cohérentes, concrètes, et attester de leur engagement en toute transparence. Ainsi, au sein du département Bois et Forêt, nous recevons des demandes variées relevant de la gestion forestière ou de la traçabilité des fibres textiles, par exemple, ou encore de la biodiversité » témoigne Yann-Olivier de Jouvancourt.