Vue de profil d'un camping car au bord de mer et par un grand ciel bleu

Aménagement des véhicules de loisirs : ces règles à bien connaître avant de prendre la route

6 juil. 2021 - 2 min

Une caravane aménagée ? Un van transformé ? Attention à ne pas faire « n’importe quoi » : les véhicules de loisirs sont soumis à des inspections bien précises pour s’assurer de leur conformité. Mais qui est vraiment concerné ? Quels véhicules ? Pour quels aménagements ? Et comment faire pour s’assurer d’être en conformité avec la loi ? On vous dit tout.

Envie de transformer un véhicule utilitaire en fourgon aménagé comme un camping-car ? Attention : en complément des éventuelles exigences du code de la route, il y a des règles très strictes à respecter et des homologations à obtenir pour utiliser sur les routes françaises votre nouvel espace habitable et disposer ainsi d’un véhicule de loisirs pleinement conforme. Il en est de même si vous procédez à des aménagements structurels sur une caravane ou un camping-car déjà existant : création d’une installation de gaz par exemple, ou encore changement d’emplacement du bloc cuisson.

La sécurité est à ce prix et, si les travaux ne sont pas réalisés par un professionnel, seuls deux organismes sont agréés par le ministère de la Transition écologique et solidaire pour réaliser les vérifications et attester de la conformité des installations réalisées.

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Un travail d’experts

Bureau Veritas est l’un d’entre eux et, assure Patrice Thenaud, spécialiste national en incendie et thermique du bâtiment, « plusieurs dizaines d’experts de Bureau Veritas couvrant le territoire, dûment formés, sont mobilisés en cette période pré-estivale pour procéder à ce travail de vérification et ainsi délivrer le certificat nécessaire à l’homologation par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) ou, en région parisienne, à la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee). »

Ce précieux sésame obtenu, vous pourrez utiliser votre nouvel aménagement en toute sécurité et prendre la route en toute tranquilité. La loi est très claire : est concerné par cette homologation tout « véhicule à moteur de transport de personnes ou de transport de marchandises aménagé en un véhicule dans lequel sont installés des sièges, une table, un coin cuisine, des lits ou des couchettes obtenues en convertissant (ou pas) les sièges et des espaces de rangement. »

Les règles n’étant pas les mêmes suivant les pays, même à l’intérieur de l’Union européenne, il peut être nécessaire d’obtenir une homologation en bonne et due forme

Patrice Thenaud Spécialiste national en incendie et thermique du bâtiment

Ce qu’il faut savoir

Si vous achetez une caravane ou un camping-car clé en main, par les circuits officiels, pas de problème : la destination de ces véhicules est déjà classifiée en « loisirs ». Mais attention, toutefois : si vous vous les procurez à l’étranger, il en va tout autrement : il peut être nécessaire d’obtenir une homologation en bonne et due forme. « Les règles ne sont, en effet, pas les mêmes suivant les pays, même à l’intérieur de l’Union européenne, et il y a un changement de carte grise à opérer. Les différences sont notamment liées à la pression du gaz, aux flexibles utilisés ou aux sources d’alimentation », explique Patrice Thenaud. En revanche, s’il s’agit d’un aménagement d’un utilitaire en véhicule de loisirs,  la question ne se pose alors pas : l’homologation est obligatoire.

« Les principaux points de vérification portent notamment sur les installations de gaz. Nos experts vérifient leur étanchéité et l’alimentation : les canalisations, le raccordement des appareils, les modalités de stockage : où et comment sera installée la bouteille de gaz, etc. La ventilation est un autre élément clé, avec le contrôle de l’évacuation des gaz brûlés hors du véhicule, par exemple. Les appareils de chauffage, de cuisson, les réfrigérateurs ou encore les appareils de production d’eau chaude sont également regardés de près : tous sont des équipements spécifiques qui doivent être installés dans ces véhicules, soumis à des tests de résistance aux chocs ou aux vibrations, et il convient de respecter le cahier des charges des constructeurs pour leur emplacement. Enfin, les distances de sécurité entre eau et électricité, entre gaz et électricité, la présence de canalisations rigides et non pas souples sont également contrôlées », détaille Patrice Thenaud.

Comptez 500 euros environ

En tout, entre l’obtention du certificat et le passage devant la Dreal ou la Driee, il vous en coûtera environ 500 euros. C’est là, la triple assurance d’être en sécurité, d’être conforme à la loi et en règle vis-à-vis de votre assureur. Vous serez donc libres, ensuite, de prendre la route le cœur léger. C’est le choix que font aujourd’hui près d’1,5 million de Français, après un engouement pour les véhicules de loisir très marqué ces derniers mois, depuis le début de la pandémie. En 2020, selon la fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes, le marché des véhicules de loisirs a ainsi progressé de « 8% pour les camping-cars neufs, 30% pour les vans neufs et plus de 12% pour l’occasion. » 

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