Saint-Denis de La Réunion s’apprête à devenir le premier réseau de téléphériques urbains de France métropolitaine et d’outre-mer

La Réunion, ces téléphériques urbains qui vont bouleverser la mobilité sur place !

12 avr. 2021 - 2 min

Saint-Denis de La Réunion s’apprête à devenir le premier réseau de téléphériques urbains de France métropolitaine et d’outre-mer. Bureau Veritas accompagne le chantier de ces deux lignes, qui vont désenclaver cette ville au relief accidenté.

Depuis plusieurs années, les collectivités locales affirment leur forte ambition en matière de mobilité urbaine écologique. Le téléphérique urbain s’inscrit pleinement dans cette tendance renforcée par le plan #FranceRelance récemment impulsé par l’État. Déjà présent dans quelques « villes monde », comme Londres ou New-York, il a déjà séduit plusieurs collectivités tricolores : Brest, Grenoble ou encore Orléans s’y intéressent. Les avantages du téléphérique sont nombreux. Bien moins coûteux que le métro, il est plus simple à construire et prend peu de place sur la voirie, sans compter d’éventuels attraits touristiques. Il est en outre particulièrement adapté aux métropoles où les obstacles naturels sont nombreux. C’est le cas à Saint-Denis de La Réunion, qui s’apprête à se doter de deux lignes de téléphériques et devrait devenir le premier réseau du pays. Un chantier dans lequel est impliqué Bureau Veritas.

L’avantage du téléphérique, c’est que le chantier va très vite : seize mois pour celui-ci, c’est beaucoup moins qu’un tramway ou un métro ! 

Vincent Carpentier directeur Bureau Veritas Construction-DROM

Deux lignes de téléphériques urbains, sept stations

La ville de Saint-Denis de La Réunion s’étend entre mer et montagne, et son développement est contraint par un relief particulièrement escarpé. « Le tissu urbain est très dense, confirme Vincent Carpentier, directeur Bureau Veritas Construction-DROM. Les transports en commun par voie terrestre mobiliseraient trop de foncier. De fait, sur l’île aujourd’hui, le transport-roi est la voiture ». Pour désengorger les routes et améliorer l’offre de transport, le téléphérique s’est imposé comme une évidence à la Cinor – la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion, incluant Saint-Denis. La première ligne fait 2,7 kilomètres de long, compte cinq stations et 26 pylônes. Elle relie en moins de quinze minutes plusieurs pôles importants de la ville ; du quartier du Chaudron au nouveau lycée de Bois-de-Nèfles, en passant par l’hôtel de la région et l’université. En tout, elle devrait transporter 6.000 voyageurs quotidiennement au-dessus d’une zone dense et escarpée, sur un dénivelé de 300 mètres. Ce chantier de 50 millions d’euros, commencé en 2019, devrait être livré fin 2021. « L’avantage du téléphérique, c’est que le chantier va très vite, poursuit Vincent Carpentier. Seize mois (hors COVID) pour celui-ci, c’est beaucoup moins qu’un tramway ou un métro ! Et les nuisances liées aux travaux sont considérablement réduites pour les riverains » .

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Une autre ligne de téléphérique est actuellement en préparation, pour une livraison prévue en 2023. Elle relie sur 1,3 km le bas de Bellepierre et son CHU, avec le quartier de la Montagne, actuellement en plein développement mais enclavé dans un relief exigeant – près de 400 mètres de dénivelé. Une unique route, la RD41, relie actuellement ce quartier au cœur de Saint-Denis. Fréquemment embouteillée, onéreuse à entretenir en raison des risques d’éboulement et de glissement de terrain, elle est fréquentée par 12.000 véhicules par jour ! Le téléphérique devrait ainsi apporter une alternative satisfaisante et faire baisser l’utilisation de l’automobile, tout en offrant de nouvelles opportunités de développement économique et touristique pour la Montagne.

Un des pylônes du futur téléphérique de Saint-Denis à La Réunion
©Cinor

 

Défi relevé par BV

Bureau Veritas est mobilisé avec la Cinor sur le contrôle technique du chantier, de sa conception à sa réalisation. « Nous travaillons avec notre filiale Transcable Halec, spécialisée dans ce type d’ouvrage, indique Vincent Carpentier. C’est une mission traditionnelle dont nous avons l’habitude et qui ne pose pas de difficulté particulière. Nous vérifions par exemple que les stations respectent la réglementation incendie ou l’accès pour les personnes à mobilité réduite ». Bureau Veritas relève ce défi en incorporant des éléments spécifiques et inhabituels sur le territoire métropolitain.

« Par exemple, poursuit Vincent Carpentier, nous devons gérer la contrainte cyclonique. Nous nous sommes assurés qu’une station pouvait accueillir et abriter l’ensemble des cabines si le vent se mettait à souffler trop fort ». Pour l’instant, « le chantier se déroule bien, tout le monde semble satisfait ». De quoi laisser espérer aux Réunionnais l’entrée en service prochaine de ces téléphériques.


À Toulouse, le plus long téléphérique urbain de France

Bureau Veritas via son entité Transcable Halec est à l’œuvre sur un autre téléphérique : celui de Toulouse. D’une longueur de trois kilomètres, il relie trois pôles majeurs du sud de la métropole : l’Oncopole, le CHU Rangueil et l’université Paul-Sabatier, en survolant la colline de Pech David et la Garonne. Un trajet effectué en 10 minutes, contre 30 minutes actuellement en voiture. Lorsqu’il entrera en service fin 2021, ce sera la plus longue ligne de téléphérique en France.
« Bureau Veritas effectue le contrôle technique des ouvrages et équipements des stations et opérations d’accompagnement, tandis que l’entité Transcable vérifie la partie téléportée (pylones, massifs), explique Serge de Malet Roquefort, directeur BV Construction de la Région Occitanie.  C’est un travail de génie civil sur un ouvrage particulier mais qui reste sur un registre auquel nous sommes régulièrement confrontés. La construction des stations de téléphérique est plus simple que celles de métro ! ».
 

Vue des travaux du téléphérique à Saint-Denis de La Réunion
©Cinor

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