Le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables ne cesse d’augmenter en France depuis 2011.

Bornes de rechargement électrique : pourquoi leur nombre va exploser (et comment cela va se passer)

15 jan. 2020 - 2 min

Le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables ne cesse d’augmenter en France depuis 2011. Mécaniquement, les bornes de rechargement (IRVE, ou infrastructures de recharge des véhicules électriques) suivent cette tendance, comme on peut le constater le long des trottoirs, dans la rue ou sur les parkings.

Selon les chiffres de l'AVERE, Association nationale pour le développement de la mobilité électrique, le nombre de points de rechargement, en France, s’élève à 240 000, dont la moitié en entreprise et 38 % chez les particuliers. Le domaine public, pour sa part, représente 12 %, avec 28 666 bornes, une progression de 15 % en un an. Elles étaient 8 600 en 2014. Elles alimentent les 213 000 véhicules électriques circulant en France, contre 3 000 en 2011. Désormais plus attractifs pour le consommateur, les véhicules électriques représentent aujourd’hui 1,8 % du marché du véhicule léger, en hausse de 30 % en 2019. Il faut y ajouter 55 000 véhicules hybrides rechargeables.

Un million de véhicules électriques en 2022

L’objectif de diminution de la consommation d’énergies fossiles de 40 % d’ici 2030, telle qu’énoncé dans  la loi Energie et Climat, passe par des mesures en faveur d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement. Les pouvoirs publics ambitionnent d’atteindre le cap du million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables en 2022, puis 5 millions en 2030. La loi Mobilités, qui améliore les transports au quotidien, prévoit de multiplier par 5 le nombre de bornes d’ici 2022 et d’atteindre 7 millions en 2030.

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« Si l’objectif est ambitieux sur le plan politique, les enjeux techniques sont énormes pour les acteurs de la filière », commente Jean-Marc Calvet, spécialiste national électricité chez Bureau Veritas. Les installations en recharge lente, avec un ampérage classique, ne demandent pas plus d’investissement, s’il existe déjà un bon réseau. Les bornes rapides qui consomment beaucoup, par exemple pour recharger une Tesla en 30 minutes à une heure, demandent, elles, un transformateur supplémentaire et donc un investissement supérieur à 100 000 euros.

Le 4 juillet dernier, le gouvernement a présenté de nouvelles mesures de financement destinées aux collectivités et aux copropriétés, dans le cadre du programme Advenir, pour un investissement de 16 millions d’euros. Il s’agit d’une prime couvrant une partie des coûts de fourniture et d’installation d’IRVE.

Rapport Consuel

Les mesures d’encouragement du gouvernement vont accélérer l’installation d’IRVE aussi bien dans le domaine privé que public. « Grâce à ses métiers, Bureau Veritas va proposer dès le premier trimestre 2020 à ses différents clients (fabricants de bornes, installateurs, promoteurs, opérateurs, constructeurs automobiles, obligés) une offre intégrée d’une dizaine de prestations : analyse de risques, diagnostic des installations électriques, formations, tests, contrôle périodique, certification, gestion des certificats d’économie d’énergie…  Il se positionnera comme acteur global de la filière », indique Florent Maret, directeur du marché automobile de Bureau Veritas France.

Bureau Veritas apporte d’ores et déjà son expertise dans le domaine public lors de la mise en service des bornes, via le rapport Consuel. Celle-ci consiste en une vérification de conformité, effectuée par l’un des 1 500 techniciens de Bureau Veritas qualifiés en électricité.

Sans ce certificat attestant que l’installation a été réalisée dans le respect des règles définies par la norme NF C 15-100, évitant tout risque d’électrocution et/ou d’incendie, le fournisseur n’alimente pas en énergie la ou les bornes. Aucun contrôle réglementaire de maintenance n’est ensuite imposé au gestionnaire.

L’intervention de Bureau Veritas est plus étendue dans les établissements soumis au code du travail ou recevant du public (ERP). Là, il réalise le rapport Consuel mais aussi la vérification obligatoire de maintenance annuelle. Une obligation qui sera peut-être étendue au domaine public : « La question est de savoir comment le matériel va se dégrader, indique Jean-Marc Calvet. On n’a pas assez de recul pour le moment. Le vieillissement des premières installations en donnera une idée ».

Bureau Veritas agit par ailleurs sur quelques marchés ponctuels d’assistance technique auprès de mairies et de collectivités, qui aboutissent au Consuel. Il collabore ainsi en amont avec le maître d’œuvre sur les chantiers d’IRVE, sur le choix des équipements et des protections. Une activité qui l’amène à mettre sur pied des procédures techniques de vérification des bornes.

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