Une jeune cadre se rendant au travail à vélo

Vélo au travail : un label pour prendre la tête du peloton

22 juin. 2022 - 2 min

Encourager ses salariés à se rendre à vélo sur leur lieu de travail : c’est l’ambition du programme « Objectif Employeur Pro-Vélo (OEPV) ». Un label, remis après audit de Bureau Veritas, vient distinguer les employeurs les plus engagés dans cette démarche. Explications.

Qu’est-ce que le programme Objectif Employeur Pro-Vélo ?

Créé par la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette), ce programme vise à inciter les automobilistes à prendre le vélo pour aller au travail. Pour cela, il accompagne les employeurs dans leurs démarches de promotion de cette mobilité verte auprès de leurs salariés. Sélectionné par le ministère de la Transition écologique, le programme bénéficie des Certificats d’Économies d’Energie (CEE). À ce titre, il est doté d’un budget de 40 millions d’euros qui se traduit en aides pour cofinancer équipements de stationnement, formation et actions de sensibilisation. Tous les employeurs, privés comme publics, peuvent y prétendre. L’aide peut atteindre 8 000 € par site, selon le nombre de salariés.

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Comment fonctionne le programme ?

Sans engagement, les employeurs s’inscrivent sur le site de OEPV. Ils réalisent gratuitement un premier autodiagnostic en ligne pour évaluer leur maturité sur le sujet : équipements existants, communication menée, etc. Ensuite, un rendez-vous d’1h30 est réalisé entre un expert de la mobilité vélo et le référent côté employeur. « Objectifs : l’aider à prioriser et ressortir de l’entretien avec une fiche synthétique sur les actions à mener, résume Florence Labarre, Cheffe de projet sur le programme OEPV.  Parmi les possibilités : programme de sensibilisation, formation sécurité des salariés à la conduite à vélo, aménagement d’accès ou encore création de stationnement vélos (abris vélos, systèmes d’attache vélos, casiers…) ». Pour bénéficier du cofinancement, les employeurs doivent ensuite commander ces prestations auprès de OEPV.

Quel est le principe de l’audit de labellisation ?

Une fois les actions réalisées, les employeurs demandent leur audit de labellisation sur la plateforme du programme OEPV. Bureau Veritas fait partie des 3 organismes compétents pour mener ces audits. « Notre présence partout sur le territoire métropolitain et en outre-mer permet de limiter les déplacements, et donc l’empreinte carbone, explique Nathalie Kreppert responsable du département services et développement durable chez Bureau Veritas. Nous disposons, par ailleurs, d’une solide expérience sur ces thématiques qui s’inscrivent parfaitement dans notre gamme de services & de solutions dédiée au progrès responsable, la Green Line. »

Les employeurs candidats au label commencent par envoyer la documentation nécessaire à l’auditeur. Un audit sur site d’une journée en moyenne est organisé pour vérifier les dispositifs pro-vélos (abris, accessibilité, point d’accroche…) et pour réaliser un entretien. À l’issue de l’audit, Bureau Veritas attribue ou non le Label. Il est assorti d’un niveau : bronze, argent ou or. « Valable 3 ans, il s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue », complète Nathalie Kreppert.

Nous disposons, par ailleurs, d’une solide expérience sur ces thématiques qui s’inscrivent parfaitement dans notre gamme de services & de solutions dédiée au progrès responsable, la Green Line

Nathalie Kreppert Responsable du département services et développement durable chez Bureau Veritas

Qu’apporte un Label Pro-Vélo ?

« C’est d’abord un atout pour sa marque employeur, estime Florence Labarre. La preuve que l’entreprise s’engage pour les mobilités actives séduit un nombre croissant de candidats, préoccupés par les enjeux environnementaux. C’est aussi un gage de fidélité pour les salariés actuels, qui sont accompagnés dans cette évolution. » La labellisation s’inscrit aussi parfaitement dans les actions de RSE portées par l’entreprise. Enfin, elle prend en compte le niveau de maturité de chaque structure : le cahier des charges constitue une véritable boîte à outils pour aider les sociétés à encourager une nouvelle manière de venir au travail.

Pourquoi se lancer sans attendre ?

Ce programme CEE s’achève le 31 décembre 2023. Au-delà de cette date, les aides ne seront plus distribuées. Le processus de labellisation (dont l’audit) – actuellement intégralement pris en charge – deviendra alors payant. « La démarche ne se mène pas en un jour, nous estimons qu’il faut entre 6 mois et 1 an entre le diagnostic et le déploiement des actions, conclut Florence Labarre. Pour profiter de cet accompagnement, il faut donc s’engager dans le programme dès que possible ».

 

Les 6 étapes du programme

  1. Autodiagnostic en ligne
  2. Réunion de cadrage, entre un expert mobilité et l’employeur
  3. Signature de la charte d’engagement
  4. L’entreprise choisit au sein du catalogue OEPV les actions qu’elle souhaite lancer
  5. Audit sur site par l’un des 3 organismes (dont Bureau Veritas)
  6. Labellisation en cas de conformité avec le cahier des charges
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