Une jeune femme portant un masque en tissus dans un transport en commun métro ou train

Bureau Veritas pour Alstom : une méthode de désinfection sur les rails

6 déc. 2020 - 2 min

Pour Alstom, Bureau Veritas France a élaboré un ensemble de protocoles de qualification stricts pour mettre au point des solutions innovantes en matière d’hygiène, de santé et de sécurité dans les métros et tramway en exploitation sur le territoire hexagonal. Une initiative lancée il y a plusieurs mois en lien avec la démarche ‘Healthier MobilityTM’ impulsée par le géant des transports. Récit.

Sujet essentiel aux yeux des usagers, la question sanitaire dans les transports en commun a pris une nouvelle ampleur depuis la crise sanitaire provoquée par la Covid-19. Mais les micro-champignons, les particules ou les COV (Composé organique volatil) qui peuvent se retrouver dans l’air ambiant des réseaux de transport urbains inquiètent aussi les opérateurs, soucieux de préserver la santé de leurs collaborateurs comme celle de leurs passagers. « Avant la pandémie, nous avions commencé à mener une réflexion autour des agents polluants, détaille Véronique Andries, directrice de l’écoconception et des réseaux d’expertise chez Alstom. Au-delà de la conception des rames, nous accompagnons aussi nos clients, les exploitants, dans leurs avancées. Healthier MobilityTM s’inscrit dans ce cadre. »

Cette démarche « Mobilité plus saine », en français, repose en premier lieu sur les mécanismes de propagation des micro-organismes et sur un savoir-faire scientifique approfondi.

La volonté ? Développer des solutions dans 4 domaines distincts pour lutter contre le virus SARS CoV-2 :

  • nettoyage et désinfection, avec la sélection de produits efficaces sur la durée et non-nocifs pour la santé ;
  • surface de contact, avec des solutions comme des textiles antimicrobiens, des barres de maintien autonettoyantes ou des peintures antibactériennes ;
  • traitement de l’air, avec l’amélioration de la ventilation et du filtrage de l’air ;
  • sans contact et flux passagers, avec l’ouverture automatique des portes ou la présence de capteurs capables d’indiquer aux usagers quelles sont les rames les moins chargées.

Une méthode stricte validée par un tiers

Pour définir les meilleures solutions, Alstom a cranté son action sur des référentiels précis, dont la responsabilité est portée par Véronique Andries : « La mission de mon équipe est de garantir une cohérence d’ensemble et de s’assurer d’utiliser les bonnes normes, de choisir le meilleur matériel, de trouver les meilleurs fournisseurs pour nous équiper,… »

Bureau Veritas France est intervenu très tôt dans le projet pour accompagner l’entreprise dans la mise en œuvre de ce sujet d’ampleur. Après la définition d’un cahier des charges et de procédures d’essais et d’évaluation, ses équipes ont assuré la logistique à déployer. « Un immense travail de coordination est nécessaire pour réunir acteurs et matériels dans le contexte actuel, raconte Cédric Giraud, Key account manager chez Bureau Veritas France. Il faut d’abord trouver un opérateur prêt à nous fournir une rame après exploitation pour réaliser nos tests en conditions réelles, en présence des fournisseurs de solutions de désinfection et d'Alstom. Il faut également pouvoir s’appuyer sur un laboratoire réactif car les échantillons doivent être traités très rapidement après prélèvement ».

Cédric Giraud, Key account manager chez Bureau Veritas France

Un immense travail de coordination est nécessaire pour réunir acteurs et matériels dans le contexte actuel

Cédric Giraud Key account manager chez Bureau Veritas France

Une fois la rame immobilisée, une première série de prélèvements est réalisée par le laboratoire. Ensuite, le fournisseur applique sa solution, pré-sélectionnée à l’aide du cahier des charges défini : les produits utilisés doivent remplir plusieurs spécifications et ne présenter aucun danger pour la santé humaine ni détériorer les équipements utilisés. Par exemple, ne pas avoir de conséquences néfastes sur les poumons ni entraîner une corrosion des surfaces ou une décoloration d’un tissu. Enfin, de nouveaux prélèvements sont effectués a posteriori pour mesurer l’efficacité de la solution. Présent tout au long du processus, Bureau Veritas organise les essais, réalise les prélèvements et s’assure de la conformité des essais au protocole défini avec Alstom et de leur intégrité, dans un rôle de tiers de confiance indépendant.

Guider les opérationnels

« Alstom n’est pas un groupe spécialisé en microbiologie, rappelle Véronique Andries. Pourtant, dans le contexte pandémique actuel, c’est une compétence nécessaire pour proposer des traitements durables et robustes sur les rames. Bureau Veritas vient nous apporter cette expertise. » Une expérience acquise au fil des années et des crises sanitaires affrontées avec succès, comme celle de la grippe aviaire. Mobilisé sur ces questions, Bureau Veritas s’est forgé de solides compétences en matière de performances HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement).

« Nous jouons un rôle de guide auprès de nos clients, insiste Cédric Giraud. Nous devons les aider à trouver un juste équilibre entre des mesures sanitaires efficientes et des impératifs opérationnels et financiers. Il doit s’agir de solutions réalistes qui peuvent se déployer effectivement dans le quotidien de l’exploitation. C’est une condition indispensable à remplir pour s’assurer de l’application des mesures et, au final, de leur efficacité. Nous pensons d’ailleurs que notre assistance a vocation à se poursuivre en opération pour assurer la maitrise du risque sanitaire au quotidien ».

Tramways et métros sont les premiers concernés par cette démarche. Objectif : restaurer la confiance et promouvoir une mobilité durable et plus saine, en France et plus largement dans le monde entier.

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