Vue de vaches laitières normandes au paturâge

Bureau Veritas engagé aux côtés de Danone en faveur du bien-être animal

15 déc. 2020 - 2 min

Alors que les Français se préoccupent fortement des conditions de vie des animaux d’élevage, Danone a établi- en concertation avec tous les acteurs de la filière -une grille d’analyse du « bien-être » des vaches laitières. Bureau Veritas est associé à cette initiative pour évaluer les pratiques des éleveurs français travaillant pour le leader des produits laitiers. Explications.

C’est une demande qui s’accentue depuis plusieurs années : les consommateurs veulent connaître les conditions de vie des animaux qui les nourrissent ou qu’ils consomment. Cette exigence, les entreprises françaises la prennent très au sérieux. C’est le cas, depuis 2016, chez Danone qui s’est engagé, avec l’aide de Bureau Veritas, dans un programme ambitieux d’évaluation et d’accompagnement de ses fournisseurs de lait.

Concrètement, Danone a donc réuni des membres d’associations référentes en matière de bien-être animal comme CIWF - Compassion in World Farming, mais aussi des scientifiques et des éleveurs. Ensemble, ils ont recensé les critères permettant d’objectiver ce bien-être et, d’évaluer les exploitations pour leur proposer des voies d’amélioration. Et, c’est ici qu’intervient Bureau Veritas.

En effet, entreprise à vocation sociétale, Bureau Veritas a soutenu Danone dans la mise en place d’une enquête inédite réalisée auprès de 1 600 producteurs de lait en France. Un projet ambitieux qui va au-delà de la réglementation actuelle et qui témoigne des bonnes pratiques déjà établies par les éleveurs Français. Comme le souligne Edouard Lejosne, chargé de développement durable à la direction Lait de Danone : « Construire une relation de confiance entre les consommateurs, les producteurs, les industriels et les associations : voilà la première brique d’une transition réussie vers une économie d’avenir. »

En tant que tierce partie de confiance, Bureau Veritas intervient pour de nombreux clients dans ce domaine. « Le bien-être animal est progressivement intégré aux politiques RSE des grands groupes industriels et il s’inscrit dans la relance via le pacte « bio-sécurité-bien-être animal ». En effet, nous sommes fortement impliqués dans le plan #FranceRelance qui je le rappelle a notamment pour ambition de permettre à tous les acteurs de mieux répondre aux exigences d’hygiène alimentaire et de protection animale renforçant ainsi la confiance des consommateurs. En tant qu’acteur Business to Business to Society, nous sommes fiers d’avoir pu contribuer à l’ambition de Danone » indique Valery-Jean Philippe, Directeur de Marché Retail, AgriFood chez Bureau Veritas France. Et Alexandre Charrier, Responsable d’affaires chez Bureau Veritas de poursuivre : « Ce n’était pas la première fois que nous étions saisis sur des sujets de bien-être animal. Mais c’était bien la première fois qu’une telle démarche visait l’ensemble des producteurs pour un groupe. »

Un projet d’envergure

Concrètement, une fois la grille d’analyse établie et déployée à l’ensemble de ses partenaires dans le monde, Danone s’est donc adjoint en France, pour la partie formation, les services d’une entreprise de conseil fondée par quatre vétérinaires, et le savoir-faire de Bureau Veritas pour le suivi de conformité. Edouard Lesjones raconte : « On a demandé aux consultants d’accompagner, sur le terrain, des auditeurs déjà formés, avant même de commencer la formation proprement dite, pour que chacun se familiarise avec le processus et puisse poser toutes ses questions aux experts pendant la session théorique.»  

La grille d’évaluation se divise en trois classes de critères, et permet de noter l’exploitation sur 100.

  • Les consultants observent tout d’abord les animaux, un par un, sur un échantillon représentatif du troupeau. 30 à 50 vaches sont observées pour répondre à des questions sur leur état de santé : l’animal est-il blessé ? N’est-il pas trop maigre ? A quelle distance semble-t-il inquiet de la présence humaine ? « D’un point de vue méthodologique, le référentiel établi est vraiment très exigeant. Pour noter le bien-être d’un animal, on ne peut pas simplement dire ‘conforme ou non conforme’ ! » témoigne Aliaume Gallet, en charge du dossier chez Bureau Veritas.
  • Viennent ensuite les critères qui concernent l’environnement. Confort de chaque animal, accès à un pâturage ombragé, température moyenne de son espace de vie : tout est étudié pour noter la tenue de l’exploitation.
  • Enfin, l’éleveur est interrogé : sur la manière dont il prend en charge la douleur des animaux, l’alimentation qu’il distribue ou sa gestion des veaux nouveau-nés.

Résultat : dans leur immense majorité, les producteurs de lait français gèrent leur affaire de manière familiale et prennent un soin particulier des animaux qu’ils ont vu naître et qu’ils connaissent. Ce sont, finalement, les premiers conscients d’un fait indiscutable : une vache en bonne santé est une vache qui donne plus de lait, plus longtemps, et de bonne qualité.

Les mentalités changent. La transition agricole est accélérée par cette crise sanitaire qui nous interroge sur nos modes de vie.  Moins de pesticides, une biodiversité préservée, une gestion de l’eau et des déchets optimisée, des modes de production et de consommation repensés, le bien-être animal, précisément, questionné… bref, les sujets soulevés par les citoyens, les entreprises et les institutions sont nombreux. Ce mouvement devient collectif, impliquant les secteurs agricole et agroalimentaire de l’amont à l’aval. Pour accompagner ces transformations, Bureau Veritas travaille avec et pour toutes les filières (céréales, filières viande, volaille, œufs, produits laitiers, fruits et légumes, produits de la mer...) dans une démarche soucieuse des attentes de la société et du haut niveau de qualité et de sécurité inhérent à une production agricole et agroalimentaire particulièrement challengée.

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